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Nuit du Dimanche 26 Octobre 2008 Heure approximée du réveil : 1h Heure de fin de journée : 9h14 Cauchemar : ... soupir... Je... ... point de suspension... M’avance. ... inspiration... Je... ... expiration... M’avance encore. ... inspiration... STOP ! Je m’arrête. Je suis... j’étais... je me trouve... dans un autre monde. Du moins... c’est comme si j’y étais. Ça y ressemble, et pourtant tout ma l’air si réel. Je n’y comprend rien. Ça aurait dû être différent. Ça « aurait » dû. Chaque objet, chaque meuble, chaque petit détail si lointain dans mes souvenirs ressurgit pour mieux m’assaillir. L’endroit est si peu éclairé, je dois plisser les yeux. Et à l’instant ou je parvient à discerner une forme familière, celle-ci fuit mon regard, fuit mon esprit. J’ai peur... et pourtant... tout est plongé dans le silence. Un silence quasi-religieux, un calme inhumain, une fraîcheur... machiavélique. Je suis pris d’une pulsion soudaine car mes mains tâtonnent dans le noir à la recherche de... ... trouvaille !... Le petit déclic de l’interrupteur rompt ce sacré silence et m’arrache par la même occasion un petit sourire de contentement. Me voilà dans une pièce, une chambre éclairée d’où jaillissent ça et là des fragments de mémoire. Car c’est ma mémoire qui reconstitue la pièce, l’ambiance, les formes, les odeurs... et pourtant... Il fait un peu froid ! Je me sens même à l’étroit ici, dans cette chambre... dans cette chambre froide. Tout m’incite à la comparaison mais c’est de compassion que mon cœur déborde, comme un évier bouché dans lequel l’eau coule, sans discontinuer. Une chambre froide vous dis-je, car ce n’est autre que celle d’une mort, vivant d'Amour. Un Amour qu’elle nous communiquait, elle en débordait presque, comme un évier... bouché lui aussi. ... Et Pourtant... Face à cela nous étions restés identiques à d’impassibles passoires. A présent, ce sont de mes yeux d’où débordent les larmes, un flot torrentiel que je ne peux contenir. Ce lieu m’est si familier !... et pourtant... j’ai peur. Tous ces souvenirs sont des tueurs en série qui s’acharnent sur moi. J’ai peur de cet endroit qui m’a fait revenir. J’ai peur de ces instants qui m’ont fait revenir. J’ai peur de ces détails qui s’installent dans mon esprit pour ne plus le quitter. Si lointains... Cet être me manque tant. J'aurais dû profiter de sa présence. Profiter de tous ces moments, ces rires. Et ne rien oublier. Mais le temps à fait son œuvre, et de tout cela ne restent que des bribes. L'essentiel est parti, avec elle. Regrets.
Auteur : Alexandre HEBERT.